Des Résistants abattus (Momalle – Allemagne)

Dans la nuit du 6 au 7 septembre 1944, quelques maquisards du groupe « Zoro » s’introduisent dans le fenil de la ferme « DENGIS », à Momalle (?), pour s’y reposer. Ils sont repérés par les Allemands qui encerclent le bâtiment et l’incendient. Les Résistants tentent d’échapper aux flammes, mais ils sont abattus dès leur sortie.

Les victimes sont, notamment:

  • DELHALLE Jean-Louis, dit « Parfait »
  • DESSART Maurice, dit « Timide »
  • KNAEPEN Alphonse, natif de Geet-Betz

Les victimes du train (Waremme – Fexhe-le-Haut-Clocher)

Le 12 mai 1940, le secrétaire communal de Waremme, WILMOTTE Hubert, est occupé à identifier les victimes du train de Fexhe-le-Haut-Clocher, à leur donner une sépulture décente et à mettre leurs objets personnels en lieu sûr.

Les victimes de l’attaque du train, au cimetière (Waremme – Fexhe-le-Haut-Clocher)

Le 12 mai 1940, lorsque les dépouilles des victimes du bombardement du train de Fexhe-le-Haut-Clocher, sont identifiées dans le bâtiment réservés aux marchandises, à la gare de Waremme, elles sont transportées à la morgue du cimetière ou à proximité (car le local s’avère rapidement trop exigu).

Ces identifications sont effectuées par NAHON Joseph et HOUBREXHE Joseph, dit « Djèf ».

Les blessés du train de Fexhe (Waremme – Fexhe-le-Haut-Clocher)

Le 11 mai 1940, vers 16 heures, le train qui a été bombardé en gare de Fexhe-le-Haut-Clocher, plus tôt dans la journée, arrive en gare de Waremme.

Les victimes sont extraites du train et allongées provisoirement dans les locaux de la gare, réservés aux marchandises. Les nombreux blessés sont emmenés dans les cliniques et centres médicaux de la ville (des blessés sont accueillis au Centre Médico-Chirurgical que l’Armée a ouvert à l’Ecole Moyenne), mais ils sont rapidement saturés.

Le directeur du Collège Saint-Louis, l’abbé DE MARTELAERE Charles, propose de de mettre des locaux de son établissement, situé avenue Reine Astrid, à la disposition des équipes soignantes.

De nombreuses victimes à la gare (Waremme – Fexhe-le-Haut-Clocher)

Le 11 mai 1940, vers 16 heures, le train qui a été bombardé en gare de Fexhe-le-Haut-Clocher, plus tôt dans la journée, arrive en gare de Waremme.

13 victimes sont extraites du train et allongées provisoirement dans les locaux de la gare, réservés aux marchandises:

  • LACROIX Louis, 63 ans, de Verviers
  • GROLET Lucie, 53 ans, son épouse
  • DEFIZE Albertus, 38 ans, de Herstal
  • DEPREAY Lucien, 33 ans, de La Reid
  • HELLINX Martin, 28 ans, de Haccourt
  • WERTZ Maria, 71 ans, de Welkenraedt
  • COOLS Joseph, 30 ans, le machiniste du train, de Chênée
  • DEWANDRE Rose, 49 ans, de Liège
  • FOSSION Julia, 67 ans, d’Angleur
  • MERNY René, 31 ans, de Seraing
  • SCHETTER Camille, 66 ans, de Liège
  • WEBER Jean, 81 ans, de Romsée
  • VERHEYDEN Rosine, 76 ans, d’angleur

Les nombreux blessés sont emmenés dans les cliniques et centres médicaux de la ville. 6 d’entre-eux vont encore décéder.

Funérailles de victimes du bombardement (Waremme)

Le 30 août 1944, à 10h45, dix cercueils de victimes du bombardement sont amenés sur des chariots du Collège Saint-Louis à l’église Saint-Pierre de Waremme. Les scouts les transportent à la croisée du transept.

La cérémonie est célébrée par le doyen AANDEKERK Guillaume, assisté de l’abbé RIGO Marcel, curé de la paroisse de Longchamps et du vicaire BRANDT Léonard.

A l’issue de celle-ci, les cercueils sont transportés au cimetière de la ville, par la rue Hubert Stiernet et la rue du Pont. Ils sont suivis par un interminable cortège. Chaque cercueil est dirigé vers la sépulture familiale. Certains, comme celui de BIERNA Henri, sont placés dans un caveau provisoire (celui-ci sera exhumé en 1945).

Les victimes du bombardement, au Collège (Waremme)

Le 29 août 1944, le lendemain du bombardement de Waremme, les dépouilles de dix victimes reposent dans la grande salle du rez-de-chaussée du Collège Saint-Louis. L’accueil des familles est assuré par l’équipe de MUSCHART Malou.

Il faut aussi secourir Grand-Axhe (Waremme)

Le 28 août 1944, après le bombardement de Waremme, MUSCHART Marie-Louise envoie PROESMANS Jean chez PEETERMANS Willy pour que ce dernier se rende à Grand-Axhe avec son camion, car il y aurait des victimes à transporter.

Violent accrochage à Lamine

Le 16 juin 1944, deux Résistants du « Groupe Zoro », NAFTALI Alter (de confession juive) et LONGREE André, qui se rendent à Fize pour y récupérer une moto et des armes, sont contrôlés par une patrouille de trois feldgendarmes de Waremme, dans la campagne de Momale, près de la Tombe de Hodeige. Constatant qu’ils sont armés, ceux-ci leur passent les menottes.

Ayant appris cette arrestation, le chef du groupe « Zoro » de Lamine, ROBYNS Zénon, et ses compagnons décident de libérer les deux hommes, avec l’aide du groupe « Zoro » de Hodeige, sans attendre les ordres de DERWA Arthur. Quelques-uns d’entre-eux se postent en embuscade, près de l’église de Lamine, dont:

  • LITTLE Henry, dit « Jim »
  • DOSSERAY Sébastien, dit « Freddy »
  • (?), dit « le Vieux Georges »

Apercevant les mouvements de la Résistance, les Allemands se réfugient, avec leurs prisonniers, dans la cour de la ferme VANDENSAVEL. Le combat s’engage.

DERWA Arthur arrive sur les lieux et positionne son groupe entre la chapelle Saint-Bernard et le presbytère de Lamine.

Les Résistants tentent d’encercler la ferme. Le combat fait rage. DOSSERAY Sébastien est fauché par une rafale de mitraillette. LITTLE Henri, dit « Jim », est blessé au mollet.

Un des feldgendarmes parvient à s’échapper et à rejoindre le poste de guet aérien du Luftnachrichten Régiment 223, installé au moulin de Pousset. Les guetteurs appellent immédiatement, par radio, leur base de Saint-Trond – Brustem. Des troupes sont envoyées. Des véhicules de ce Régiment passent à Waremme, pour prendre les hommes de UNFRIED Paul.

Ces renforts arrivent de Waremme à Lamine, par Pousset. Ils prennent à revers les Résistants qui encerclent la ferme. A ce moment, une soixantaine de Résistants font face à  plus de 200 Allemands.

Un combat au corps à corps s’engage dans le cimetière. ROBYNS Zénon est gravement blessé. CHESTOPALOV Anatoli se réfugie dans l’église et préfère se donner la mort avec sa dernière balle. D’autres Résistants y perdent la vie:

  • DEHASQUE Jules, dit « Gangster », natif de Saint-Nicolas
  • BEAUPAIN Albert, natif de Stavelot
  • BELLEVILLE Jules, natf d’Anthisnes

STUPAKOV Pierre et (?), dit « le Vieux Georges », mettent un fusil-mitrailleur en batterie et arrosent les Allemands, qui tentent d’encercler les Résistants. Ils parviennent à les maintenir à distance.

Les combats durent jusqu’en fin de journée. Vers 17 heures, DERWA Arthur donne l’ordre de se replier vers Momalle et Fize-le-Marsal. Ce combat a entraîné de lourdes pertes de part et d’autre: DERWA Arthur, dit « Zoro », a perdu 6 de ses meilleurs soldats et plusieurs autres sont blessés; les pertes allemandes sont plus lourdes encore, 17 tués et une vingtaine de blessés. Les deux prisonniers n’ont pas été libérés.