Tensions à l’Hôtel de Ville (Waremme)

Le 7 septembre 1944, en pénétrant à l’Hôtel de Ville de Waremme, les Résistants de l’Armée Secrète (AS), MOUREAU Edmond et GODBILLE Maurice, y trouvent quelques membres du Front de l’Indépendance (FI) qui les ont précédés:

  • GAUNE François
  • DERYDT Alfred
  • RENKIN André

Il y a des divergences de vue entre les deux organisations de Résistants.

Les membres du Front de l’Indépendance veulent une répression impitoyable et immédiate des traitres et des collaborateurs, alors que les membres de l’Armée Secrète veulent avant tout réinstaller l’autorité qui existait en mai 1940, c’est-à-dire le bourgmestre JOACHIM Guillaume. Les membres du Front de l’Indépendance déclarent que celui-ci a collaboré avec l’Occupant et qu’il doit être démis. Pour eux, le seul représentant de l’autorité doit être le commissaire HARDY Camille, qui a refusé toute collusion avec les Allemands, dès le début de l’Occupation.

Des instructions pour la reprise de Waremme

Le 6 septembre 1944, REYNTENS Louis ordonne à NELIS Gaston, dit « Joseph », de prendre le contrôle de Waremme, avec un groupe de dix hommes et quatre gendarmes.

  • Il devra contrôler les points stratégiques: le carrefour du Centre, la centrale téléphonique, la gare, l’Hôtel de Ville, la gendarmerie.
  • Il devra veiller à rétablir les administrations telles qu’elles fonctionnaient le 10 mai 1940.
  • Il devra contenir tout désordre, spécialement les violences envers les collaborateurs (pour éviter le renouvellement de « l’Affaire Doyen »). Dans la mesure du possible, ceux-ci seront incarcérés à l’Hôtel de Ville, pour les mettre à l’abri des exactions.
  • Il devra prendre les dispositions nécessaires pour éviter le pillage des magasins et des habitations appartenant à ces collaborateurs.

LEBURTON Edmond désigne les hommes mis à la disposition de NELIS Gaston:

  • BOURS Jean
  • GODBILLE Maurice
  • HERCKENS Jules
  • LEJEUNE René
  • MISSOTTEN Hubert
  • MOUREAU Edmond
  • PAPY Justin
  • SAUWENS André
  • THOMAS Jean-Baptiste

Avant l’opération, le groupe va se cacher dans la ferme de DOUCET Jules.

Lucien Peters, commissaire (Waremme)

Après le 10 mai 1940, PETERS Lucien est nommé commissaire de police de Waremme. Il remplace HARDY Camille, qui refuse de collaborer avec l’occupant allemands.

René Craninx, garde rural (Waremme – Bettincourt)

En 1943, CRANINX René de Bettincourt est garde rural à Waremme. Il s’assure que les habitants, qui ont été réquisitionnés pour effectuer des patrouilles nocturnes dans les cultures pour décourager les glaneurs clandestins, remplissent bien leur tâche.

Cette activité déplait fortement à la population. A la Libération, il sera poursuivi pour collaboration avec l’ennemi.

Fête du quartier de la Porte de Liège (Waremme)

Du 27 au 31 août 2015, le 118ème anniversaire de la Fête du Quartier de la Porte de Liège est organisé à Waremme, en collaboration avec le Comité des Moissons et la ville de Waremme.

Quelques-unes des activités proposées:

  • un goûter des pensionnés
  • un cortège musical
  • un karaoké et des soirées dansantes
  • une Couscous-Party, animé par une danseuse du ventre
  • une brocante
  • une course cycliste: le grand-prix « Léon Charlier »
  • l’enterrement de Mati l’Ohé

Exposition sur Joseph Wauters et Edmond Leburton (Waremme)

Le 16 septembre 2015, le Comité Joseph et Arthur Wauters organise le vernissage d’une exposition de photos et de documents consacrés à l’action de WAUTERS Joseph et LEBURTON Edmond, pour développer la législation sociale et la Sécurité Sociale.

Cette exposition est présentée dans les locaux du Métropole, au n° 20 de l’avenue Reine Astrid, avec également une entrée au n° 7 de la rue Emile Hallet.

L’exposition est organisée en collaboration avec:

  • l’Union Socialiste Communale (USC)
  • les Jeunes Socialistes
  • l’Amicale des Pensionnés

Le Service des Maisons de Village (Waremme)

En mai 2015, le Services « Maisons de Village » de la commune de Waremme gère 5 maisons de village qui remplissent des fonctions sociales, économiques, culturelles, mais aussi sportives et festives:

  • Maison « Henry Laby » à Bleret
  • Maison « La Borina » à Bovenistier
  • Maison « Un Jour Ailleurs » à Oleye
  • Maison « Les Betto » à Bettincourt
  • Maison « Noss Mohone » à Grand-Axhe

Les missions de ce service:

  • Gérer les locations
  • Assurer la coordination des occupations
  • Veiller au respect des locaux et de leurs abords
  • Veiller à la bonne gestion de chaque bâtiment
  • Collaborer avec la police administrative
  • Collaborer avec la Direction Générale (ancien Secrétariat Communal)
  • Collaborer avec le Service des Travaux

La responsable de ce service est DELCOMMUNE Ariane, assistée de MOHAMED Nadine.

Libération « chahutée » de Waremme

Le 6 août 1944, Waremme est libérée.

L’Hôtel de Ville est envahi par des Résistants du Front de l’Indépendance (F.I.) qui veulent démettre et incarcérer pour collaboration le bourgmestre. A leurs yeux, JOACHIM Guillaume n’a pas rempli son devoir et, selon la rumeur, il aurait fait preuve de complaisance envers l’ennemi, dans le cadre de sa participation aux réquisitions et aux livraisons de céréales.

Mais cette intervention se heurte à l’Armée Secrète (A.S.) qui entend rétablir à Waremme la situation existant avant le 10 mai 1940. NELIS Gaston est intransigeant: la seul autorité légale à Waremme est le bourgmestre en titre.

Le Front de l’Indépendance (F.I.) déposera une plainte à l’Auditorat Militaire contre les « actes antipatriotiques commis par le maïeur de Waremme »:

  • Il a enseigné la résignation aux femmes qui se plaignaient de ne pas avoir assez de viande.
  • Il a refusé de donner des suppléments de froment.
  • Certains n’ont pas obtenu l’autorisation nécessaire pour rouler en voiture.
  • Il a fait preuve de complaisance avec l’ennemi dans le cadre des réquisitions.
  • Il a vendu les moteurs de l’ancienne centrale électrique de la ville.

L’Auditeur répondra que ces accusations ne sont que des « on-dit » et que le bourgmestre a bien respecté la loi.

Alexis Wauters fournit du bois aux Allemands (Waremme – Allemagne)

En décembre 1917, WAUTERS Alexis, le jeune frère de WAUTERS Joseph et de WAUTERS Arthur, surveille la coupe de peupliers à Waremme, leur chargement et leur livraison aux Allemands.

Les « profiteurs » et « collabos » au pilori (Waremme)

Les 23 et 24 novembre 1918, la population de Waremme traque les « collabos » et les « profiteurs », ceux qui sont perçus comme s’étant compromis avec l’ennemi ou ayant bâti leur fortune sur le dos de la population.

Cette justice populaire se déchaîne alors que la gendarmerie ne s’est pas encore réinstallée dans la ville. Des maisons sont pillées et du mobilier détruit. Elle ne fera cependant pas de victime.

10 dossiers seront introduits au tribunal des dommages de guerre pour obtenir des indemnités, dont le dossier « DOYEN »