Promenade guidée à Omal

Le 22 mai 2016, l’association   » Le Patrimoine du Pays Mosan » organise une promenade guidée à Omal. De la nécropole mérovingienne au cimetière de l’église Saint-Lambert.

Les victimes de l’attaque du train, au cimetière (Waremme – Fexhe-le-Haut-Clocher)

Le 12 mai 1940, lorsque les dépouilles des victimes du bombardement du train de Fexhe-le-Haut-Clocher, sont identifiées dans le bâtiment réservés aux marchandises, à la gare de Waremme, elles sont transportées à la morgue du cimetière ou à proximité (car le local s’avère rapidement trop exigu).

Ces identifications sont effectuées par NAHON Joseph et HOUBREXHE Joseph, dit « Djèf ».

Funérailles de Léon Berger (Waremme)

Le 31 août 1944, à 16 heures, la foule se rassemble devant la maison de GIHOUSSE Marie, rue Hubert Stiernet à Waremme, pour la levée du corps de son fils BERGER Léon. Un discours est prononcé par LEGRAND Arthur, le directeur de l’Ecole Moyenne.

PEETERMANS Willy, SAUWENS André et les deux frères MOUREAU transportent le cercueil jusqu’au cimetière. Ils sont précédés par les élèves de l’Ecole Moyenne, qui voulaient accompagner leur instituteur jusqu’à sa dernière demeure. Suivent Simone (?), la fiancée de BERGER Léon, son frère, BERGER « Pierrot » et de nombreux membres du Réseau Otarie.

Au cimetière, MOUREAU Auguste, le directeur de l’Ecole Communale de Longchamps, évoque la carrière de du défunt. L’émotion est très vive.

Les funérailles d’Eugénie Baltazar (Grand-Axhe)

Le 30 août 1944, à 10 heures, la dépouille de BALTAZAR Eugénie est ramenée du Collège Saint-Louis de Waremme, situé avenue Reine Astrid à Waremme, à Grand-Axhe.

Ses funérailles sont célébrées en l’église Saint-Denis de Grand-Axhe, par le curé de la paroisse, l’abbé COLLINS Julien. Elle est ensuite inhumée dans le cimetière du village.

Henri Bierna gagne sa dernière résidence (Waremme – Bressoux)

En juillet 1945, la dépouille de BIERNA Henri est exhumée du caveau provisoire dans lequel elle a été enterrée en août 1944, suite au bombardement de Waremme. Il est inhumé définitivement au cimetière de Bressoux.

Funérailles de victimes du bombardement (Waremme)

Le 30 août 1944, à 10h45, dix cercueils de victimes du bombardement sont amenés sur des chariots du Collège Saint-Louis à l’église Saint-Pierre de Waremme. Les scouts les transportent à la croisée du transept.

La cérémonie est célébrée par le doyen AANDEKERK Guillaume, assisté de l’abbé RIGO Marcel, curé de la paroisse de Longchamps et du vicaire BRANDT Léonard.

A l’issue de celle-ci, les cercueils sont transportés au cimetière de la ville, par la rue Hubert Stiernet et la rue du Pont. Ils sont suivis par un interminable cortège. Chaque cercueil est dirigé vers la sépulture familiale. Certains, comme celui de BIERNA Henri, sont placés dans un caveau provisoire (celui-ci sera exhumé en 1945).

Odette et Georgette Servais, cousettes (Waremme)

En juin 1940, les soeurs SERVAIS Odette et SERVAIS Georgette sont « cousettes » chez la couturière PERQUI Henriette, dont l’atelier est situé à l’entrée de la rue Gustave Renier, à Waremme.

Elles habitent à la rue du Pont, en face du cimetière. Elles passent, habituellement, leur dimanche à l’Institut des Filles de la Croix, avec le groupe « Les Joyeuses ».

Violent accrochage à Lamine

Le 16 juin 1944, deux Résistants du « Groupe Zoro », NAFTALI Alter (de confession juive) et LONGREE André, qui se rendent à Fize pour y récupérer une moto et des armes, sont contrôlés par une patrouille de trois feldgendarmes de Waremme, dans la campagne de Momale, près de la Tombe de Hodeige. Constatant qu’ils sont armés, ceux-ci leur passent les menottes.

Ayant appris cette arrestation, le chef du groupe « Zoro » de Lamine, ROBYNS Zénon, et ses compagnons décident de libérer les deux hommes, avec l’aide du groupe « Zoro » de Hodeige, sans attendre les ordres de DERWA Arthur. Quelques-uns d’entre-eux se postent en embuscade, près de l’église de Lamine, dont:

  • LITTLE Henry, dit « Jim »
  • DOSSERAY Sébastien, dit « Freddy »
  • (?), dit « le Vieux Georges »

Apercevant les mouvements de la Résistance, les Allemands se réfugient, avec leurs prisonniers, dans la cour de la ferme VANDENSAVEL. Le combat s’engage.

DERWA Arthur arrive sur les lieux et positionne son groupe entre la chapelle Saint-Bernard et le presbytère de Lamine.

Les Résistants tentent d’encercler la ferme. Le combat fait rage. DOSSERAY Sébastien est fauché par une rafale de mitraillette. LITTLE Henri, dit « Jim », est blessé au mollet.

Un des feldgendarmes parvient à s’échapper et à rejoindre le poste de guet aérien du Luftnachrichten Régiment 223, installé au moulin de Pousset. Les guetteurs appellent immédiatement, par radio, leur base de Saint-Trond – Brustem. Des troupes sont envoyées. Des véhicules de ce Régiment passent à Waremme, pour prendre les hommes de UNFRIED Paul.

Ces renforts arrivent de Waremme à Lamine, par Pousset. Ils prennent à revers les Résistants qui encerclent la ferme. A ce moment, une soixantaine de Résistants font face à  plus de 200 Allemands.

Un combat au corps à corps s’engage dans le cimetière. ROBYNS Zénon est gravement blessé. CHESTOPALOV Anatoli se réfugie dans l’église et préfère se donner la mort avec sa dernière balle. D’autres Résistants y perdent la vie:

  • DEHASQUE Jules, dit « Gangster », natif de Saint-Nicolas
  • BEAUPAIN Albert, natif de Stavelot
  • BELLEVILLE Jules, natf d’Anthisnes

STUPAKOV Pierre et (?), dit « le Vieux Georges », mettent un fusil-mitrailleur en batterie et arrosent les Allemands, qui tentent d’encercler les Résistants. Ils parviennent à les maintenir à distance.

Les combats durent jusqu’en fin de journée. Vers 17 heures, DERWA Arthur donne l’ordre de se replier vers Momalle et Fize-le-Marsal. Ce combat a entraîné de lourdes pertes de part et d’autre: DERWA Arthur, dit « Zoro », a perdu 6 de ses meilleurs soldats et plusieurs autres sont blessés; les pertes allemandes sont plus lourdes encore, 17 tués et une vingtaine de blessés. Les deux prisonniers n’ont pas été libérés.

Un dépliant pour financer une stèle (Waremme)

Début 1947, un dépliant cartonné est vendu à Waremme. Les bénéfices sont destinés à financer une stèle, qui sera érigée au cimetière, en mémoire des victimes civiles de la guerre.

Ce dépliant présente le projet de mémorial et les photos des victimes.

Villegia et Brassinne, bourgmestres (Hemricourt)

Le 31 mai 1750, les manants de Hemricourt, assemblés au son de la cloche au cimetière, après avoir eu lecture du mandement et des ordonnances communiqués à la communauté par le Prince-Evêque de Liège, nomment comme bourgmestres VILLEGIA Wathieu (greffier de la Cour de Justice) et BRASSINNE Paschal. Ils sont tous deux censiers propriétaires.